vendredi 3 avril 2015

Votations : les femmes votent faux

Les résultats sont tombés hier dans plusieurs rédactions suisses : ils sont sans appel. Les femmes voteraient faux à 94,7 %, alors que chez les hommes les résultats sont de 27,3 %. Comment expliquer une telle différence selon le sexe qu'on a en allant voter  ? Notre reporter s'est rendu à Zürich au siège de l'institut de sondage N.E.I.N. qui a révélé ces surprenants résultats, afin de tenter de comprendre ce qui se passe selon qu'on soit homme ou femme. Reportage.

Cet institut de sondage, qui soit dit en passant est financé à hauteur de 107,8 % par l' UDC et à 12,8 % par l'ASIN, indique que les échantillonnages forcément représentatifs de femmes et d'hommes utilisés ont porté sur les votations suivantes :

sur le OUI à la Suisse (ou le NON à l'Europe si vous préférez), sur le OUI à la défense des droits de l'homme ( ou le NON aux droits de la femme, si vous préférez encore), sur le OUI au renforcement du lobbying politique du TCS, sur le OUI au retour immédiat des femmes aux fourneaux, sur le OUI à l'initiative « Non, pas de femmes dans l'armée ! » et enfin sur le OUI au non-maintien du non à propos de la différence de traitement salarial entre hommes et femmes.

Les résultats sont sans appel : sur l'ensemble de ces différents objets 94,7 % des femmes se sont trompées en votant de façon clairement incorrecte, alors que le taux d'erreur ne s'élève qu'à 27,3 % seulement chez les hommes. Comment expliquer une telle différence ? Une équipe de chercheurs en biologie rattachée à la Faculté de l'histoire de la médecine de M. Morveli (UDC, Zürich) met en avant l'argument novateur de la différence de taille du cerveau entre hommes et femmes, concluant qu'il n'y a rien à faire là contre, les choses sont ainsi faites qu'elles avantagent les hommes. Face à cette position innéiste et un brin passéiste, notre reporter a posé la question de l'influence de l'environnement : les chercheurs de conclure que si de nombreuses femmes romandes pas trop émancipées venaient à s'immerger longtemps dans une ambiance type « Grütli » dans le cadre de stages de récupération, peut-être au terme de 400-500 ans verrait-on le taux de votations correctes augmenter.

Mais comme rien n'est moins sûr, l'équipe indépendante des chercheurs de N.E.I.N. recommande plutôt de revenir à la situation d'Appenzell Rhodes-Intérieures telle qu'elle était jusqu'en 1990, période heureuse dit-elle où les femmes ne votaient simplement pas. « Ceci avant que ce * »#@!x+ de Tribunal fédéral ne rende le suffrage féminin obligatoire ! » assène le chercheur-chef. Et de conclure qu'au final si un tel taux d'erreur subsiste aujourd'hui en matière de votations, c'est bien la faute du gouvernement fédéral. Et des femmes qui y siègent. Dit comme ça, tout est simple.

La Rédaction du journal Eritas

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