Les
résultats sont tombés hier dans plusieurs rédactions suisses :
ils sont sans appel. Les femmes voteraient faux à 94,7 %, alors
que chez les hommes les résultats sont de 27,3 %. Comment
expliquer une telle différence selon le sexe qu'on a en allant voter
? Notre reporter s'est rendu à Zürich au siège de l'institut
de sondage N.E.I.N. qui a révélé ces surprenants résultats, afin
de tenter de comprendre ce qui se passe selon qu'on soit homme ou
femme. Reportage.
Cet
institut de sondage, qui
soit dit en passant est financé à hauteur de 107,8 % par l'
UDC et à 12,8 %
par l'ASIN,
indique que les échantillonnages forcément représentatifs de
femmes et d'hommes utilisés ont porté sur les votations suivantes :
sur
le OUI à la Suisse (ou le NON à l'Europe si vous préférez), sur
le OUI à la défense des droits de l'homme ( ou le NON aux droits de
la femme, si vous préférez encore), sur le OUI au renforcement du
lobbying politique du TCS, sur le OUI au retour immédiat des femmes
aux fourneaux, sur le OUI à l'initiative « Non, pas de femmes
dans l'armée ! » et enfin sur le OUI au non-maintien du
non à propos de la différence de traitement salarial entre hommes
et femmes.
Les
résultats sont sans appel : sur l'ensemble de ces différents
objets 94,7 % des femmes se sont trompées en votant de façon
clairement incorrecte, alors que le taux d'erreur ne s'élève qu'à
27,3 % seulement chez les hommes. Comment expliquer une telle
différence ? Une équipe de chercheurs en biologie rattachée à
la Faculté de l'histoire de la médecine de M. Morveli (UDC, Zürich)
met en avant l'argument novateur de la différence de taille du
cerveau entre hommes et femmes, concluant qu'il n'y a rien à faire
là contre, les choses sont ainsi faites qu'elles avantagent les
hommes. Face à cette position innéiste et un brin passéiste,
notre reporter a posé la question de l'influence de
l'environnement : les chercheurs de conclure que si de
nombreuses femmes romandes pas trop émancipées venaient à
s'immerger longtemps dans une ambiance type « Grütli »
dans le cadre de stages de récupération, peut-être au terme de
400-500 ans verrait-on le taux de votations correctes augmenter.
Mais
comme rien n'est moins sûr, l'équipe indépendante des chercheurs
de N.E.I.N. recommande plutôt de revenir à la situation d'Appenzell
Rhodes-Intérieures telle qu'elle était jusqu'en 1990, période
heureuse dit-elle où les femmes ne votaient simplement pas. « Ceci
avant que ce * »#@!x+ de Tribunal fédéral ne rende le
suffrage féminin obligatoire ! » assène le
chercheur-chef. Et de conclure qu'au final si un tel taux d'erreur
subsiste aujourd'hui en matière de votations, c'est bien la faute du
gouvernement fédéral. Et des femmes qui y siègent. Dit comme ça,
tout est simple.
La
Rédaction du journal Eritas
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