La parade contre la Lex Weber
enfin trouvée !
Comme tout le monde le sait,
le peuple suisse a voté il y a 2 ans la Lex Weber, qui limite la
construction de maisons secondaires en Valais (notamment) à 20 %
du parc immobilier communal. Et s'est tiré une balle dans le pied
par la même occasion selon
certains... Soucieuse
de corriger le tir en effaçant la volonté du peuple souverain, la
puissante fédération immobilière valaisanne a confié à son armée
de juristes le soin de contourner la nouvelle loi. Reportage.
Jean-Marie
Sadoz, secrétaire
général de la fédération, a expliqué à notre reporter que comme
la lex Weber s'applique avant tout aux résidences secondaires, il
est tout à fait possible de développer des résidences tertiaires,
voire même quaternaires dans des communes ayant déjà atteint leur
quota de 20 %, afin dit-il, de pouvoir continuer à produire des
lits froids en série et de poursuivre le bétonnage alpin. Et les
propriétaires de ces résidences, les verra-t-on consommer
localement ? M. Sadoz de répondre : « ce type de
résidences ne requiert
pas nécessairement la
présence physique des propriétaires, cela pourrait même entraîner
une usure des dits bâtiments, non, l'important reste clairement
de pouvoir confier leur
construction à de grosses entreprises valaisannes amies pour leur
permettre de dégager d'importantes marges durables, avec les retours d'ascenseur que cela suppose. » Le
lecteur sera ici rassuré :
le concept de durabilité n'est
visiblement pas
étranger au
responsable de la fédération.
A la question délicate de
l'impact visuel qu'entraînera un bétonnage alpin systématique, M.
Sadoz, qui a décidément réponse à tout, déclare qu'
« entre des sapins rachitiques
et des lacs verdâtres
à l'esthétique discutable, et des maisons dressant fièrement leurs
8 à 10 étages dans le ciel azuré, il n'y a pas photo. » Pour
achever de nous convaincre, il nous montre une photo de la commune de
Nendaz et s'étrangle de voir quelques rares zones vertes encore
vierges de toute construction : « n'est-ce pas que vu de
loin ça ressemble à une maladie de peau ? »
La Rédaction du journal
Eritas
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