lundi 2 mars 2015

La parade contre la Lex Weber enfin trouvée !

La parade contre la Lex Weber enfin trouvée !

Comme tout le monde le sait, le peuple suisse a voté il y a 2 ans la Lex Weber, qui limite la construction de maisons secondaires en Valais (notamment) à 20 % du parc immobilier communal. Et s'est tiré une balle dans le pied par la même occasion selon certains... Soucieuse de corriger le tir en effaçant la volonté du peuple souverain, la puissante fédération immobilière valaisanne a confié à son armée de juristes le soin de contourner la nouvelle loi. Reportage.

Jean-Marie Sadoz, secrétaire général de la fédération, a expliqué à notre reporter que comme la lex Weber s'applique avant tout aux résidences secondaires, il est tout à fait possible de développer des résidences tertiaires, voire même quaternaires dans des communes ayant déjà atteint leur quota de 20 %, afin dit-il, de pouvoir continuer à produire des lits froids en série et de poursuivre le bétonnage alpin. Et les propriétaires de ces résidences, les verra-t-on consommer localement ? M. Sadoz de répondre : « ce type de résidences ne requiert pas nécessairement la présence physique des propriétaires, cela pourrait même entraîner une usure des dits bâtiments, non, l'important reste clairement de pouvoir confier leur construction à de grosses entreprises valaisannes amies pour leur permettre de dégager d'importantes marges durables, avec les retours d'ascenseur que cela suppose. » Le lecteur sera ici rassuré : le concept de durabilité n'est visiblement pas étranger au responsable de la fédération.

A la question délicate de l'impact visuel qu'entraînera un bétonnage alpin systématique, M. Sadoz, qui a décidément réponse à tout, déclare qu'  « entre des sapins rachitiques et des lacs verdâtres à l'esthétique discutable, et des maisons dressant fièrement leurs 8 à 10 étages dans le ciel azuré, il n'y a pas photo. » Pour achever de nous convaincre, il nous montre une photo de la commune de Nendaz et s'étrangle de voir quelques rares zones vertes encore vierges de toute construction : « n'est-ce pas que vu de loin ça ressemble à une maladie de peau ? »

La Rédaction du journal Eritas

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