jeudi 19 mars 2015

Des espèces animales que l'on croyait en voie de disparition réapparaissent



Le monde scientifique romand est en émoi depuis quelques jours. En effet de très nombreux spécimen de la famille des érinacéidés, des échinodermes ainsi que des hystricidae semblent avoir profité de la météo favorable de ces jours pour réapparaitre dans des endroits pour le moins surprenants. Il faut savoir que leur présence parmi nous sur sol romand avait chuté de 70 % sur les 10 dernières années. Notre reporter a mené l'enquête.

Mme Meulard, la cinquantaine bien frappée, habite dans une jolie petite villa jouxtant la maison communale de Jouxtens-sur-Bougy. Quelle ne fut pas sa surprise il y a quelques jours de voir une colonie de 30 hérissons environ sortir à la queue leu leu de la maison où siège depuis toujours la municipalité à majorité bourgeoise. Ils semblaient n'avoir plus vu la lumière du jour depuis belle lurette, leur teint était blanchâtre, à la limite du blême. Mais les odeurs naissantes de Dame Nature ainsi que la chaleur du soleil ont vite fait de les remettre d'aplomb.

Ensuite la surprise vint de la monumentale fontaine dite « des 12 lingots » devant le bâtiment communal qui abrite les services financiers de Jouxtens-sur-Bougy. Le petit filet d'eau qui s'en échappe pour flâner dans les prés avoisinants a lui aussi réservé son lot de surprises. De très nombreux petits oursins violacés, d'eau douce mais pas que, s'égrenaient dans le ru, reprenant eux aussi leurs couleurs d'origine. Ce sont des enfants qui ont donné l'alerte.

Enfin une colonie de 15 énormes porc-épics a été vue sortir de la résidence secondaire de M. le Syndic le soir du 7 mars. Eux aussi étaient dans un triste état, leur mikado dorsal étant blanc monocolore. Visiblement ils n'avaient plus vu la lumière du jour depuis longtemps.

Les pauvres animaux avaient à l'origine trouvé refuge dans les amples pantalons de M. le Syndic, mais finalement celui-ci a vite mesuré tout le bénéfice qu'il y avait pour lui et les finances communales à ce que les animaux restent dans ses poches : en effet, c'est grâce à leur présence qu'il n'a pas été en mesure de financer une étude demandée par le Conseil visant à remplacer les ampoules à incandescence datant de 1921 par des LED. De la même façon le municipal en charge des finances n'a pu prêter de l'argent au collectif venu lui demander une participation à la création d'une crèche rendue nécessaire par l'arrivée de 43 familles sur le territoire communal. Les oursins, au fond de ses poches, avaient fait leur office. Enfin pour ce qui concerne les hérissons, ceux-ci avaient été distribués lors d'une séance de la Municipalité à tous ses membres, à des fins préventives, tant il est vrai que les administrés sont toujours en train de réclamer des sous…

Une question qui ne manque pas de piquant demeure : pourquoi donc ces animaux ont-ils décidé de déserter leur poste subitement et au même moment ? Quelle pulsion les a animé ? Il est à signaler que des phénomènes identiques de réapparition de ces animaux se sont produits dans de très nombreuses communes et pas seulement rurales. Les scientifiques s'interrogent aussi sur la question corollaire : qu'est-ce qui pousse les spécimen de la famille des edilidae municipalidae dextrae à ne jamais vouloir débourser utilement le moindre centime ? Atavisme pré-dévonien ou réflexe acquis au cours de l'évolution ? Les scientifiques ont encore du pain sur la planche.

La Rédaction du journal Eritas

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