vendredi 30 novembre 2018

La Suisse, l'argent et les presque morts




La majorité bourgeoise du parlement envisage de déposer une initiative parlementaire début 2019 pour prendre la défense des assurances-maladies, les grandes perdantes du système social suisse actuel. Pour ce faire la coalition libérale-radicale-démo-chrétienne, forte de ses meilleurs économistes indépendants, concocte le projet de loi suivant, qui sera à inscrire dans la Constitution fédérale, plus particulièrement dans ses tous premiers paragraphes. Notre journaliste, déguisé en lobbyiste pour l’occasion, a pu pénétrer dans le saint des saints droitier. Il a pu voir les premiers projets de cette initiative. Nous vous les livrons ici en primeur.

1. Les assurées n’auront plus la possibilité de changer d’assureur pendant une période de 3 années consécutives.
2. Les assureurs durant ce laps de temps ont tout loisir pour augmenter les cotisations dans des proportions laissées à leur juste appréciation.
3. Pour toute dénonciation sous anonymat d’un profiteur à l’assurance, l’augmentation des primes du dénonciateur pour l’année suivante sera imputée d’un montant équivalent à 0.02 % par rapport aux autres assurés.
4. L’interdiction de tomber malade sera constitutionnelle.
5. Les hommes et femmes politiques défendant cette initiative se verront automatiquement offrir une place au conseil d’administration desdites assurances.
6. Lesquelles ont tout loisir, dans le cadre d’un partenariat passé avec Swiss, d’expédier à l’étranger par avion tout malade soupçonné de ne pas l’être par les médecins-conseils des assurances, de façon à limiter durablement les coûts.


La rédaction de Eritas

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire