vendredi 6 avril 2018

Politique genevoise : le feu au bout du lac ?


Le journal Le Temps évoquait hier jeudi l’émission télévisée de la RTS lors de laquelle son journaliste questionnait l’historien vaudois O. Meuwly sur les causes pouvant expliquer l’ébullition dans laquelle se trouve le monde politique et les électeurs du bout du lac dans le cadre des élections au conseil d’État toutes prochaines. Des politiciens omniprésents assénant sans cesse des avis sur tout et sur rien, mais non pas directement contre les autres partis mais plutôt à l’interne, et une population qui s’en régale et s’échauffe. Bref des politiciens faisant de la politique politicienne quoi, pour le plus grand plaisir des gens.

L’historien, le plus sérieusement possible, avançait doctement que cette agitation pré-électorale s’explique par le côté sanguin des genevois. Légère, l’analyse.

Non Monsieur Meuwly, ce ne sont pas les genevois qui sont agités, ce sont seulement les vaudois auxquels vous êtes habitué, moi compris, qui pratiquent et vivent une politique apathique, anesthésiée et ronronnante. C’est juste un effet de contraste ! Car partout la politique est enflammée, sujette à discussions, débats, partout sauf...dans le pays de Vaud et..oserai-je ? En Suisse. Comme on a pu le voir lors de la reconduction de la centrale nucléaire de Beznau, le torpillage de l’égalité des salaires hommes/femmes au conseil des Etats et j’en passe. Tout cela coule gentiment, sans débats, sans vagues. Finalement ce qui pourrait s’apparenter à une genferei n’en est pas une, mais la schweizerei et la waadtländischerei en sont !



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