Le
journal Le Temps évoquait hier jeudi l’émission télévisée de
la RTS lors de laquelle son journaliste questionnait l’historien
vaudois O. Meuwly sur les causes pouvant expliquer l’ébullition
dans laquelle se trouve le monde politique et les électeurs du bout
du lac dans le cadre des élections au conseil d’État toutes
prochaines. Des politiciens omniprésents assénant sans cesse des
avis sur tout et sur rien, mais non pas directement contre les autres
partis mais plutôt à l’interne, et une population qui s’en
régale et s’échauffe. Bref des politiciens faisant de la
politique politicienne quoi, pour le plus grand plaisir des gens.
L’historien,
le plus sérieusement possible, avançait doctement que cette
agitation pré-électorale s’explique par le côté sanguin des
genevois. Légère, l’analyse.
Non
Monsieur Meuwly, ce ne sont pas les genevois qui sont agités, ce
sont seulement les vaudois auxquels vous êtes habitué, moi compris,
qui pratiquent et vivent une politique apathique, anesthésiée et
ronronnante. C’est juste un effet de contraste ! Car partout
la politique est enflammée, sujette à discussions, débats, partout
sauf...dans le pays de Vaud et..oserai-je ? En Suisse. Comme on
a pu le voir lors de la reconduction de la centrale nucléaire de
Beznau, le torpillage de l’égalité des salaires hommes/femmes au
conseil des Etats et j’en passe. Tout cela coule gentiment, sans débats, sans vagues. Finalement ce qui pourrait
s’apparenter à une genferei n’en est pas une, mais la
schweizerei et la waadtländischerei en sont !

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