Parmi les politiques, on entend souvent les gens dire qu'il y a ceux qui veulent faire une carrière politique à des fins d'enrichissement personnel ou à des fins narcissiques d'une part, (pour se mettre en avant pour faire simple) et d'autre part ceux qui veulent ardemment améliorer l'ordinaire des gens, avec des idéaux, des aspirations qui se heurteront bien souvent à la réalité des choses. Par réalité des choses je veux dire souvent le manque de volonté politique, la lâcheté, les petits calculs politiciens, la force des traditions, de l'immobilisme, de la peur du nouveau.
Et quand bien même certaines idées intéressantes et bénéfiques pour un grand nombre passent la rampe des votations, trop souvent ce qui croyait être acquis se voit remis en question quelques mois ou années plus tard. On le voit chez Trump avec son envie maladive de revenir sur l'Obamacare, sur l'accord autour de la protection du climat, sur l'égalité hommes-femmes entre autres éléments qui semblaient durablement acquis. Ceci pour n'en citer que quelques-uns.
Alors que ces principes raisonnables semblent apparemment acquis, l'objet d'un accord partagé par le plus grand nombre, on s'aperçoit qu'ils sont tous susceptibles et en tout temps d'être remis en cause. Cela signifie qu'il faudra en tout temps reprendre sa bâton de pèlerin pour se battre et se battre encore pour empêcher de voir resurgir des politiques qui flattent les instincts les plus bas de l'humain : l'égoïsme, le racisme, le machisme, la peur puis la haine de la différence, le sentiment de persécution et la désignation de coupables, la simplification dangereuse de problèmes forcément complexes parce que globaux.
Les batailles sont et resteront permanentes dans les communes, les cantons, au niveau fédéral et international,car la nature humaine est ainsi faite qu'elle est toujours taraudée par l'appel à la simplification, au besoin de dirigisme, à la méfiance, à l'appel populiste, au communautarisme, à la vue à très court-terme, à l'opportunisme.
Même si dans ces conditions les moments de découragement ne sont pas rares, il faut organiser la relève, pour laisser à nos enfants le monde dans le meilleur état possible. Et empêcher des politiques toxiques de se déployer.
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