mercredi 25 mai 2016

Les opposants à Nuit Debout

Notre reporter a enquêté sur un phénomène qui se déroule actuellement à Paris. Il semblerait que le mouvement Nuit Debout, qui se déroule depuis plusieurs jours et par lequel les mécontents de la politique actuelle du gouvernement manifestent ainsi leur désaccord en restant debout la nuit, commence à produire des effets intéressants.

Fatigués d’être debout sans discontinuer, partout, sur les quais de la Seine, dans les aéroports, les places publiques, l’Assemblée Nationale, les toilettes privées pour les plus honteux ou au fond de caves oubliées, de 18h00 à 8h00 du matin environ, ou encore dans les magasins, certains ont trouvé un moyen nouveau pour protester contre cette protestation : ils se sont retrouvés à 8h05 le matin par centaines dans les bistrots alentours, où ils se sont couchés sur les comptoirs, sur les machines à sous, les flippers ou encore dans les PMU pendant de longues heures, et cela de jour. Leur responsable, Jean Crasse, 38 ans, syndicaliste plongé dans un survêt marronnasse confit, a dit à notre reporter :

- »Pour protester contre ces blaireaux de protestataires, on a décidé avec les copains d’appeler notre mouvement « Couchés de Jour ». D’abord pour les emmerder parce que c’est pas humain de nous faire rester debout la nuit, on se les pèle, on sait même pas pourquoi. Mais n’allez surtout pas nous confondre avec les cotisants de l’ANPE, les chômeurs ou les malades chroniques. Nous on a des trucs à revendiquer ! »
Notre reporter ne sait toujours pas lesquels. Pire, il a décidé de ne pas nous envoyer son présent article, sans nous donner ses raisons.

La rédaction de Eritas


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