Notre
reporter a enquêté sur un phénomène qui se déroule actuellement
à Paris. Il semblerait que le mouvement Nuit Debout, qui se déroule
depuis plusieurs jours et par lequel les mécontents de la politique
actuelle du gouvernement manifestent ainsi leur désaccord en restant
debout la nuit, commence à produire des effets intéressants.
Fatigués
d’être debout sans discontinuer, partout, sur les quais de la
Seine, dans les aéroports, les places publiques, l’Assemblée
Nationale, les toilettes privées pour les plus honteux ou au fond de
caves oubliées, de 18h00 à 8h00 du matin environ, ou encore dans
les magasins, certains ont trouvé un moyen nouveau pour protester
contre cette protestation : ils se sont retrouvés à 8h05 le
matin par centaines dans les bistrots alentours, où ils se sont
couchés sur les comptoirs, sur les machines à sous, les flippers ou
encore dans les PMU pendant de longues heures, et cela de jour. Leur
responsable, Jean Crasse, 38 ans, syndicaliste plongé dans un survêt
marronnasse confit, a dit à notre reporter :
- »Pour
protester contre ces blaireaux de protestataires, on a décidé avec
les copains d’appeler notre mouvement « Couchés de Jour ».
D’abord pour les emmerder parce que c’est pas humain de nous
faire rester debout la nuit, on se les pèle, on sait même pas
pourquoi. Mais n’allez surtout pas nous confondre avec les
cotisants de l’ANPE, les chômeurs ou les malades chroniques. Nous
on a des trucs à revendiquer ! »
Notre
reporter ne sait toujours pas lesquels. Pire, il a décidé de ne pas
nous envoyer son présent article, sans nous donner ses raisons.
La
rédaction de Eritas
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