dimanche 4 octobre 2015

La chasse au votant (ou au « vaut tant ? ») est ouverte.


Surprise ce matin au siège de notre rédaction : plusieurs réactions outrées de lectrices et lecteurs du 24 Heures ont choisi Eritas pour s'échouer. Le motif : l'édition de ce samedi du grand quotidien vaudois a pour la première fois développé plusieurs articles de fond -oui vous avez bien lu- entre les incontournables encarts publicitaires politiques qui remplissent chacune des pages du journal, en vue des élections fédérales prochaines.

Des espaces tout à coup dédiés au problème des migrants en Europe, à la guerre en Syrie, un article sur l'écrivain Benjamin Constant et un autre encore sur l'inauguration par des édiles locaux de nouveaux tracés routiers se sont tapis sournoisement au milieu des habituelles pleines pages achetées -ou empruntées au taux préférentiel de 0 % au journal ?- par le PLR et l'UDC pour promouvoir leurs poulains. Les coutumières déclarations d'amour à la Suisse, les grandioses promesses dans le vent, les solutions simplistes à des problèmes très compliqués auxquelles personne n'a bien sûr pensé, sauf peut-être les lambdas du café du Commerce, les mises en scène hypocrites de politiciens dont on parvient à percevoir l'animosité réciproque jusque sur le papier ne constitueraient-elles plus la matière première et unique du journal ?

L'argent coule à flots depuis les états-majors de ces formations jusqu'au compte bancaire du journal. En parfaite ligne droite. Qu'en est-il des autres formations moins friquées et qui rabâchent sans cesse qu'il faut passer à plus de transparence financière ? Un membre du POP ( bien à gauche donc forcément sans le sou ) a pris le red en chef René Cry-Rien à partie pour lui dire que le traitement médiatique des petits partis était injuste : « -aucune trogne de gauchiste sans cravate et à sourire non carnassier à aucune page ? c'est dégueul.. heu.. juste pas normal. »

La réponse imparable du journaliste a fusé : « -Mon IBAN est le CH345.tapa.1tune. A toi de jouer. »
Démocratie , quand tu nous tiens par la bourse et ses cordons ! Et que tu serres très fort !

La rédaction de Eritas





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