mercredi 6 mai 2015

Il y a naufragés et naufragés.

Les dramatiques événements de ces dernières semaines en Méditerranée ont inspiré le Mouvement des citoyens genevois (MCG). Selon une dépêche tombée il y a quelques jours à l'AFP , les responsables du mouvement se sont découverts des compétences en matière de naufrage suite aux élections d'il y a 2 semaines à Genève, élections qui les ont vu perdre un nombre certain de sièges. Les membres du mouvement se sont empressés d'aller rajouter cette nouvelle compétence sur leur profil LinkedIn et l'ont fait savoir à qui voulait l'entendre. Leur président, René Goulet, a promis de mettre toute sa fraîche expérience de naufragé et celle de son parti (avec option plongeon en sus) à disposition de la communauté internationale afin d'aider les survivants de ce drame. Néanmoins, il a posé une condition pour ce faire : lui et ses partisans sont prêts à ne sauver que les naufragés pouvant prouver qu'ils sont de souche purement terrestre, car cette offre doit s'inscrire selon lui et ses partisans dans l'esprit du principe de préférence cantonale : rappelez-vous le slogan « Onex, commune zéro frontalier ».

Appliqué à la Méditerranée, cela revient à dire que seules des espèces originaires de la mer y ont droit de cité. Traduction : toutes les personnes d'origine non pélagique doivent être retirées de l'eau, ce qui fait bien sûr l'affaire d'une Europe désarmée. Enthousiasmé par son rapprochement avec cette dernière, le MCG, que d'aucuns n'ont pas hésité à rebaptiser « Mérous, calmars et gentillesse », cherchera des moyens leur permettant de distinguer par la suite les poissons de souche des autres, à partir de leur prénom comme le fait actuellement le maire de Béziers (France) avec ses administrés. Affaire à suivre.

La rédaction du journal Eritas

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