Comme
on le sait, ces jours-ci de nombreux pays commémorent le génocide
arménien commis par la Turquie en 1915. Chose pour le moins
inattendue, la Turquie officielle de M. Erdogan, qui se fait
construire un palais présidentiel digne des 1000 et une nuits, et
qui désormais ne se promène plus sans être accompagné par 5
goûteurs -les histoires de palais semblent récurrentes avec lui-, a
dû annuler sa présence en raison de la tenue au même moment du
100ème anniversaire de la bataille de Gallipoli, ce dont M. Erdogan
était vraiment désolé, on le croira volontiers.
Revenant
sur le terme de génocide, le premier ministre réfute ce mot :
il lui préfère ceux de boucherie, de massacre à grande échelle,
de meurtres de masse, mais de génocide point. D'ailleurs
rajoute-t-il à l'intention du parterre de journalistes venus
l'interroger, même l'existence de ce massacre est sujette à
caution. Il
se dit persuadé que ce tragique événement n'a jamais eu lieu.
Et si pas de tragédie, alors pas de quoi en faire un plat.
Dans
la foulée, se sentant en verve sans doute, il s'est senti de nier
l'existence des fêtes de commémoration qui ont lieu à Erevan en
ce moment même: « Non, actuellement rien n'a lieu à Erevan,
ni commémorations, ni présence de nombreux chefs d’État. Erevan
est d'ailleurs une capitale qui n'existe pas, et ce au sein d'un
pays, l'Arménie, qui n'existe pas non plus. Tout ceci n'a pas lieu
d'être...tout comme le droit à l'information » rajoute-t-il
à voix basse et en ricanant à un de ses nombreux gorilles dont la
main serre en permanence la crosse d'un Lüger Parabellum.
La
rédaction du journal Eritas
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