dimanche 22 novembre 2020

Trump surmonte tous les échecs.

 


Dans cette position, ce sont aux Blancs (les vrais) de jouer. Trump fait mat en un coup.

Le lecteur remarquera  que l'équipe de Trump est désertée, virée. En face l'armée de Biden attend avec un amusement agacé le prochain coup du Président. Et vous, avez-vous trouvé ?

La solution se trouve au bas de cette page.








Solution :

1. RxRe8 échec et mat. Simple, non ? 

dimanche 19 avril 2020

Les délires du centre patronal

Le centre patronal : surtout revenir en arrière, sans rien apprendre ni changer.

J'ai enfin pu mettre la main sur la traduction français-français d'un communiqué du centre patronal. Le texte apparemment original (je n'ose y croire !) est en bas de la "traduction". PG
(…) Il faut éviter que certaines personnes soient tentées de vouloir prolonger la situation actuelle, voire de se laisser séduire par ses apparences trompeuses.
Beaucoup plus de circulation sur les routes, un ciel encombré par le trafic aérien, plus de bruit et d’agitation, le retour à une vie compliquée et stressante, le retour à la société de consommation, voilà ce qu’il nous faut.
Cette perception actuelle est trompeuse, car le ralentissement de la vie sociale et économique est en réalité très pénible pour d’innombrables actionnaires qui n’ont aucune envie de subir plus longtemps ces manques à gagner et cette expérience de manque de croissance. La plupart des individus ressentent le besoin, mais aussi la satisfaction, de faire travailler les autres, de faire créer, de produire, d’échanger et de consommer n’importe quoi, du moment qu’on consomme. On peut le faire plus ou moins intelligemment (notre préférence va au moins intelligemment), et on a le droit de ne surtout pas tirer trop de leçons de la crise actuelle.
Mais il est néanmoins indispensable que l’activité économique reprenne rapidement et pleinement ses droits, même au prix de risques sanitaires accessoires.
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mercredi 18 mars 2020

Réflexions sur un meurtrier de masse pas comme les autres : le coronavirus.




Pas possible pour moi de me taire plus longtemps sur ce que je vois autour de moi en lien avec le coronavirus qui draine vers lui toutes les réflexions, toutes les peurs, suscite toutes les angoisses, active tous les imaginaires. Je sais, tout le monde a un avis sur la question, pas possible d’y échapper. Pas de raison donc pour que vous échappiez au mien.

Cette crise que nous traversons est aussi à voir comme une occasion comme nous n’en avons jamais de requestionner nos valeurs, à nous forcer à lever nos têtes des guidons rassurants dans lesquels nous avons appris à nous pencher. Toutes les remises en questions sont possibles, tous les droits d’inventaire, et c’est salutaire !

Avant que j’égrène mes propos, juste une chose, de taille : attention : ce que je dis ne doit pas être pris pour argent comptant, votre intelligence, votre sens critique doit plus que jamais être en état d’éveil. Comme pour internet et les autres médias : il faut recouper les infos, les analyser, comparer, et penser comme pas souvent : par soi-même !
Plus que jamais c’est notre intelligence qui est convoquée, et pas les prêts à penser, les idées toutes faites, qui ont été pensées par d’autres et auxquels par flemme ou incapacité, nous donnons un crédit illimité. Et ça s’applique à mon texte aussi, je ne prétends pas que ce que j’avance est forcément vrai, inamovible.

Dans cette crise il faut absolument remettre la raison au centre, ne pas laisser l’émotionnel nous envahir. Cette crise nous renvoie à notre impuissance mais c’est à nous de ne pas l’alimenter (l’impuissance donc) et ceci en discutant avec des gens positifs, qui réfléchissent à des pistes et qui ne se complaisent pas des plaintes infinies aussi déprimantes qu’inutiles. Nous devons apprendre à nous détacher, à nous relaxer, à prendre du recul. Très important : le covid-19 (que je me refuse à mettre en majuscules car je veux le croire transitoire et pas destiné à prendre des lettres de noblesse) ne doit pas prendre toute la place, s’il la prend, c’est parce que nous lui laissons la prendre. Détoxiquons nos pensées.

Comme je suis psychologue, je suis sensible aux ressentis occasionnés par le virus et sur ses effets sur nos pauvres psychés humaines. L’impuissance est d’autant plus forte qu’elle réagit à un ennemi présenté comme inéluctable, invisible, potentiellement mortel. Il est tout petit, donc insidieux, et a le pouvoir magique de se démultiplier. Bref il a tout pour faire peur. Et tout cela sur fond de ciel bleu, d’apparente sérénité, il rôde, libre et prêt à agir. Bref il a des caractéristiques parfaitement anxiogènes. Les messages qui l’entourent sont soit incohérents, donc ils rajoutent à la confusion, donc à la peur, soit et au mieux ils sont graves et nous inquiètent.
Cette peur épidémique elle aussi, restreint notre espace de pensée, et sollicite comme jamais notre cerveau reptilien qui nous pousse à des comportements comme l’évitement, le replis social dans sa tanière, ou l’agressivité, la recherche d’un coupable sur lequel déverser sa colère, ou alors à entasser des monceaux de nourriture pour un hiver sans fin.

La démultiplication des sources d’infos fausses ou vraies est tellement massive qu’elle nous oblige en principe à un tri impossible. Des messages peuvent aussi parvenir, incohérents, de sources réputées sûres, ce qui rajoutent à la confusion ambiante. Je préconise de vraiment vous fier à des sites sûrs, officiels, faute de mieux, c’est à dire qu’il n’existe pas de sites porteur de la seule vérité vraie en matière de gestion de virus ! Mais ça vous le savez, non ? Par exemple : le site du CHUV, des HUG à Genève, de l’OFSP. Les discussions sur les réseaux sociaux sont trop souvent mâtinés d’âneries, elles nous obligent à un regard critique trop lourd et agissent comme des caisses de résonance amplifiant nos craintes.

Enfin, comme avec les images tournant en boucle des tours jumelles détruites par les terroristes en 2001, tout ce qui se dit, se montre, peut avoir un caractère traumatisant en soi, ne serait-ce que par son côté répétitif-agressif. Prendre le virus au sérieux est une chose, le magnifier en est une autre. Attention !
PG

vendredi 20 septembre 2019

"La prise en charge psychique va se péjorer parce que conduite désormais par des nuls."


En deçà de mon titre provocateur, je connaissais la propension de certains médecins à vouloir réduire la complexité humaine à des classifications, à des catégorie réductrices. De réduction, parlons-en, il en est largement question dans l’article de M. Juilland, pédopsychiatre, paru récemment dans le 24 Heures, où il clamait en titre : « la prise en charge psychique va se péjorer ». Voyons de plus près l’argumentaire du monsieur.

1.Principe d’équité évoqué : le monsieur affirme que tous les patients nécessitant des soins psychiques sont rapidement pris en charge (..) par des psychiatres extrêmement compétents  au bénéfice d’une excellente formation ». Certes. Sauf que c’est faux, de nombreux enfants, pour les cas que je suis mais pas que, mes collègues me l’ont rapporté, ne peuvent être adressés à des psychiatres par manque de place. S’ensuit alors un tourisme psy qui n’est bénéfique pour personne. Cependant, je ne vois pas en quoi l ‘excellence de cette formation médicale empêcherait-elle l’excellence de la formation des psychologues-psychothérapeutes ? Les psychologues-psychothérapeutes sont eux aussi au bénéfice d’une excellente formation. Dépassons donc la vision clivée, binaire, totalitaire et égocentrique proposée par ce médecin.

2.« Seuls les psychiatres sont habilités, formés et compétents  pour évaluer l’urgence et y répondre de manière adéquate ». Comme s’il suffisait de le dire pour en faire une vérité vraie ! Et les psychologues des services d’urgence, on en fait quoi ? Encore une fois il n’y aurait que les psychiatres de compétents pour ce faire. Autosuffisance et prétention au menu.

3.Principe d’efficacité évoqué : certes les médecins sont au bénéfice d’une longue formation, 7 ans pour devenir médecin puis 6 ans minimum de formation post-graduée en médecine somatique et en psychiatrie. Bravo. Obligé d’applaudir. Mais en quoi le passage par l’étude de la stomatologie, de la dermatologie ou d’autres spécialités médicales pures est-il nécessaire à l’exercice de la psychothérapie ? Dois-je ici rappeler que la psychothérapie est une thérapie exercée (sur le psychisme) par le biais de moyens psychologiques ? Le préfixe psycho-, dont les psychiatres n’ont pas ou plus l’apanage, désolé, renvoie non pas à l’objectif thérapeutique visé mais bien aux moyens utilisés pour y parvenir : en effet quand nous parlons de thalassothérapie, est-ce que l’on soigne la mer ou au moyen de la mer ? Là encore, les psychologues sont également outillés pour pratiquer de la psychothérapie per se, sans passer par la case médicale, superfétatoire pour un bout et en l’espèce. A la limite, poussons un peu l’argument en disant que seuls les psychologues ont appris des techniques purement psychologiques alors que les psychiatres, de par leur pouvoir à prescrire et dispenser des traitements médicamenteux, pourraient davantage s’intituler « chimiothérapeutes » que psychothérapeutes. Trêve de provocation : il est piquant d’ailleurs de relever que ma collaboration entre des médecins pédiatres prescrivant de la médication à un enfant d’une part et d’autre part le thérapeute que je suis pratiquant la psychothérapie avec ce même enfant donne lieu à des résultats très intéressants en terme d’efficacité. De plus la vision combinée de spécialistes est plus riche, plus objective que la vision unique de quelqu’un qui est seul et se veut seul aux commandes.

4. En raison de sa double formation de médecin-psychiatre et de psychothérapeute, le monsieur d’alléguer que lui , ses confrères et consoeurs seraient les seul-e-s à pouvoir appréhender la personne dans sa complexité. Au-delà du caractère prétentieux et récurrent de cette affirmation, je comprends mieux désormais pourquoi les coûts de la santé explosent si à chaque fois qu’une psychothérapie est requise, il faille passer par une évaluation bio-psycho-patho-médico-sociale. Détendez-vous, Monsieur, ne portez pas le monde sur vos seules épaules et essayez la collaboration.

5. Principe de responsabilité : le Dr Juilland rappelle que dans le modèle de la délégation actuelle qui va du psychiatre au psychologue, c’est le psychiatre seul qui porte toutes les responsabilités. Il arguments psychiatro-centristes une peur de laisser son pré carré jusque-là incontesté s’ouvrir à d’autres spécialistes.

6. Principe d’économicité : la peur est clairement exprimée que compte tenu des nombreux psychologues formés par les universités suisses et par l’ouverture européenne la profession de psychothérapeute exercée par les psychiatres ne soit dumpée, pillée par eux. Ça me fait penser à l’argument du plombier polonais qui nourrissait toutes les angoisses il y a quelques années.

7. Enfin le psychiatre récuse le principe du projet d’ordonnance visant à permettre à tout médecin quelle que soit sa spécialité de prescrire une psychothérapie. Comme si un-e pédiatre n’était pas à même par exemple d’identifier une dépression chez un jeune patient ou d’autres troubles psy (anxiété, phobies, fonctionnements dits limites etc.) nécessitant soit directement un traitement quand cela leur semble clair, soit un bilan psychologique s’il y a doute. Pour le moins dénigrant vis-à-vis de collègues médecins.n’est pas inutile de rappeler que de telles responsabilités n’effraient à priori pas les psychologues, les ressources existant dans le contexte social actuel pour trouver des solutions particulières si le besoin s’en ferait sentir. A priori et là encore semble poindre derrière ces

Bref plus j’avance dans la lecture de l’article et plus j’en reviens à la même conclusion : dans l’esprit de son auteur, seul le psychiatre suisse, qui seul a une vision complète de la personne en souffrance sous toutes ses coutures, serait habilité à poser une indication à la psychothérapie conduite sous la seule responsabilité d’un psychiatre, à l’exclusion de toute autre spécialiste. L’omniscience et l’omnipotence revendiquées ici sont-elles l’expression d’un ego professionnel hypertrophié ? D’une angoisse à devoir partager  un métier pour lequel il y a une demande croissante ? Ou alors un chant du cygne ? Les trois hypothèses peuvent aussi se cumuler.